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29/05/2005
Nouvelle : Le Saint Suaire
DE
André Drumance
Ex Père Drumance
A
Monseigneur Romuald
Gouverneur Général Des Jésuites
Monseigneur,
Bien que de nombreuses années aient passé, je suis sûr que vous vous souvenez de moi, tout comme je suis sûr que vous avez déployé toutes les ressources de votre esprit aiguisé pour m'oublier.
J'étais jeune, chercheur et, tout comme vous, jésuite. Je ne suis plus maintenant, ni jeune, ni jésuite. Le premier est malheureusement dans la nature des choses, comme nous le sentons tous deux dans notre corps ; le deuxième, je ne vous l'apprendrai pas, puisque ce fut la conséquence directe de notre rencontre.
Il n'y a pas que l'amour qui rende aveugle, il en est de même pour la foi. Je crois que c'est dans le sein de notre très sainte Mère l'Eglise que j'ai commis le plus grand péché, celui qui ne sera jamais pardonné : « le péché contre l'esprit ». C'est ce que Notre Seigneur Jésus-Christ nous a enseigné. Les remords ne m'ont jamais abandonné. Vous le savez. Un an après avoir rempli la mission dont vous m'aviez chargé, j'ai décidé de quitter les ordres... et la foi, elle, m'a quitté. Cette foi qui m'avait obligé à renier tout ce qu'elle m'avait enseigné et cela en son nom!!!
J'étais perdu et d'ailleurs je me suis perdu.
Cela, c'est à vous que je le dois, Monseigneur! "Perinde Ac Cadaver", je n'étais pas contre... Tant qu'il ne s'agissait que de mon corps, mais là, c'était de mon âme qu'il s'agissait.
L'obéissance totale, c'était mon vœu le plus cher. Vous me demandiez quelque chose pour le bien de l'Eglise et j'ai exécuté. Que je me sois exécuté en même temps, ce n'était pas important puisque j'étais un soldat du Christ, mais que je trahisse le Christ en même temps, c'était trop me demander. Je l'ai pourtant fait. J'étais jeune. Mais maintenant j'ai trouvé le moyen de racheter ma faute et peut-être même de préparer le second retour de Notre Seigneur.
J'avais été surpris que vous me demandiez d'assister aux recherches sur le Saint Suaire : je n'étais qu'un jeune biologiste. Il est vrai que j'étais le seul à être jésuite. Pour vous, de m'avoir à la tête de l'équipe de recherches, c'était avoir un droit de regard sur quelque chose que vous ne pouviez comprendre et qui vous aurait été inaccessible sans moi. Personne dans l'équipe ne vous aurait obéi et vous le saviez.
Pour moi sciences et religion n'avaient jamais été antagonistes. J'avais donc deux maîtres et je n'y voyais aucun inconvénient. J'avais oublié ce qu'avait dit le Christ à ce sujet. Quand il avait dit qu'on ne pouvait servir deux maîtres, je croyais naïvement que l'un deux se devait d'être l'Argent. J'avais tort. Quand il s'est agit de choisir entre les deux, j'ai choisi le mauvais. En fait la science peut s'accommoder de la religion, mais la religion ne peut s'accommoder de la science.
Faire des travaux sur le Suaire m'avait passionné. Le suaire était-il authentique, oui ou non? J'avais essayé d'aborder la question le plus impartialement possible. Je n'y étais pas arrivé, bien sûr. Pour moi ce ne pouvait être qu'un faux, il était impossible que Dieu laisse derrière lui une preuve indiscutable de son existence et qui plus est, de son passage sur Terre. Ceci est contraire à tous les principes de la foi. Et puis il faut bien dire qu'un corps purement terrestre aurait été embarrassant pour l'Eglise.
C'est vrai que j'ai été dérangé au début de voir que les chances pour que le Suaire soit authentique étaient plus élevées que ce que je pensais. Et puis je me suis fait à l'idée. Au bout d'un an, mon opinion était faite, ce n'était pas un faux. Mais après tout, qu'est-ce que cela prouvait ? Tout juste que l'on avait trouvé le suaire d'un homme qui avait été crucifié.
Quand vous m'avez demandé mon rapport préliminaire, je vous ai fait part de mes conclusions. Ce n'était pas les conclusions de l'équipe de recherche, c'était ce que je pressentais. Comme je vous l'ai dit ce possible résultat ne représentait pour moi aucun danger potentiel pour l'Eglise et la foi demeurerai la foi.
Aussi quelle ne fut pas ma surprise quand vous m'avez convié au Vatican. Ma modestie naturelle (Oui, j'ose le dire, et ce n'est point péché d'orgueil) en fut fort mal mise à l'aise. Que de luxe pour recevoir un simple et obscur petit jésuite. La somptueuse limousine qui m'attendait à ma descente du wagon de seconde classe n'était qu'un signe avant-coureur de ce qui m'attendait. Peu habitué aux subtilités vaticanes, je n'ai compris que beaucoup plus tard que l'on me proposait une haute place en échange d'un service que j'aurais à rendre. Ce n'était pas la peine de déployer toute cette munificence, j'aurais accepté sans l'ombre d'une hésitation ce que vous alliez me demander : J'étais jésuite! Mais le fait que vous me proposiez une monnaie d'échange m'a profondément blessé. Oui, là, mon orgueil a été touché : j'étais fier de ma modestie... Plus tard, j'ai réalisé que si vous me proposiez un marché, c'est que vous n'étiez pas si sûr du bien fondé de votre demande. Vous doutiez qu'un jésuite obéisse! C'était insulter St Ignace ou alors c'était insulter votre propre conscience. Vous n'avez pas insulté St Ignace!
Jamais de ma vie je n'avais eu un repas aussi travaillé, mais jamais non plus ne m'avait-on autant travaillé. Si les verres étaient du plus pur cristal, c'est du vinaigre que vous me faisiez boire. On en avait donné au Christ avant qu'il meure, vous m'en avez donné avant que ma conscience ne meure.
Oh, non. Il n'y a pas eu d'ordre et c'est bien dommage, car aux ordres j'obéis, je suis un soldat du Christ. Ce fut un fin mélange d'allusions, d'insinuations et de sous-entendus. Mais d'ordre, point! Vous aviez une opinion et ce devait être la mienne, mais quelle était vraiment votre opinion?
Vous m'avez laissé aux affres de l'hésitation et dans mes prières j'ai fait une erreur : je n'ai pas demandé à Dieu quelle était Sa volonté, mais quelle était votre volonté. La réponse, bien sûr est venue (Le problème avec la prière c'est que bien souvent on obtient ce que l'on demande). Oui, au nom de la foi je trahirai la science, oui, j'influencerai les résultats et oui, s'il le fallait je les maquillerai. Le suaire ne pouvait être LE suaire, c'est ce que vous vouliez et c'est ce qui fut.
Vos explications, je les avais trouvé oiseuses. L'Eglise se bâtissait sur la vraie foi et essayait de se débarrasser de son côté « image pieuse », de ses « bondieuseries ». Le Pape, de plus, voulait se rapprocher des protestants, et le St Suaire, s'il avait initié une dévotion en masse, aura pu se montrer des plus embarrassants pour la cause de l'œcuménisme.
Pour moi, comme je vous l'ai dit, il ne pouvait être que le suaire d'un crucifié et Dieu sait s'il y en eut à l'époque. Rien, absolument rien, ne pouvait, ni ne pourrait prouver un jour que ce tissu était celui qui avait enveloppé la dépouille mortelle de Notre Seigneur. Et puis après tout, même si cela avait été, qu'est-ce que cela aurait prouvé? Que le Christ était homme et qu'il était mort sur la croix. Nous le savions déjà. La preuve de la divinité du Christ ne se trouvait sûrement pas dans un drap souillé.
Si les voix de Dieu sont impénétrables, celles de la hiérarchie vaticane le sont encore plus. Je me suis soumis. J'ai trafiqué, influencé, dissimulé, acheté, menacé, soudoyé. Bref j'ai péché! Mais votre volonté a été faite et il a été publié que le suaire de Turin était, selon toute vraisemblance, un faux remarquable datant du milieu du XIVème siècle. Le « selon toute vraisemblance » était une bouée jetée a ma conscience agonisante et également, il faut bien le dire, à l'industrie du bibelot religieux de Turin. Il me fallait qu'eux aussi aient une sortie de secours.
Le communiqué publié, j'étais à la torture. Avant, préoccupé par ma mission, je ne pensais pas, j'agissais. Et Dieu sait (pardonnez-moi l'expression) s'il est difficile de manipuler des faits et des chiffres. Heureusement il est beaucoup plus facile de manipuler toute une équipe de chercheurs laïques (Laïques, car l'enquête se devait d'être impartiale). J'ai été servi par leur aveuglement scientifique : Le St Suaire ne pouvait être le St Suaire et ce que je les poussais à trouver, ils voulaient le trouver.
Ils l'ont donc trouvé.
Tout avait été relativement facile. Mais après...
Après...
Après j'ai compris.
Vous saviez quelque chose que je ne savais pas. Quelque chose que je ne devais absolument pas savoir. Que cela pouvait-il bien être, si ce n'est l'impensable, l'incroyable, l'inconcevable ? Le Saint Suaire était vraiment le Saint Suaire.
Vous le saviez.
D'ailleurs si cela n'avait été le cas, auriez-vous déployé un tel trésor d'habilité pour me prévenir d'approfondir mes recherches dans la bibliothèque du Vatican, ce lieu plus protégé et plus inaccessible que Fort Knox? L'Eglise moderne n'aime ni les reliques ni les miracles. Cela dérange la hiérarchie. Alors que penser d'une relique dûment identifiée du Christ? Et moi j'avais obéi au représentant du Messie et renié, tout comme Pierre, mon Maître. Mais Pierre avait été pardonné. Je pouvais donc l'être aussi.
Comme j'avais accès à la Sainte Relique – j'étais le maître d'œuvre – j'ai donc subtilisé une pièce du précieux morceau. Je voulais le garder de peur qu'un jour vous vous arrangiez pour qu'un incendie ou tout autre stupide accident vous débarrasse de ce qui, somme toute, vous mettrait dans une position fort inconfortable.
Ce qui s'en est suivi, vous le connaissez. Du moins vous n'en connaissez que les résultats. Elle s'est traduite par une lettre au Vatican demandant à être relevé de mes vœux qui pourtant étaient perpétuels.
D'habitude c'est une procédure longue et harassante. L'Eglise qui a une grande expérience dans le maniement de la culpabilité, arrive toujours à ses fins et le pauvre demandeur se voit souvent obligé de l'implorer de bien vouloir le garder dans son sein. Pourtant, en un mois, j'ai été "réduit à l'état civil" (le terme en dit long!). La vitesse à laquelle vous avez accédé à ma demande n'a fait que confirmer mes doutes quant à la mission dont vous m'aviez chargé.
J'étais donc en charge d'une culpabilité inextinguible et d'un « artefact » inestimable. Qu'allais-je en faire? Je ne le savais mais Dieu me montrerait la voie, cela j'en étais sûr, car je n'avais pas perdu la foi, mais votre foi, ce qui, vous l'admettrez n'est pas la même chose.
J'avais perdu une église. J'en ai retrouvé deux. La première je l'avais abjurée : C'était la science! Je m'y suis re-jeté à corps perdu et ai continué mes études de biologie. Je suis devenu ce que vous savez, une des sommités dans le monde de la recherche génétique.(Je vous vois maintenant murmurer entre vos dents « Orgueil, orgueil », mais vous savez très bien que je dis vrai).
Il me fallait retrouver mon Dieu! Et je ne voulais rompre avec l'Eglise de Pierre. Même un scientifique a besoin de miracles! La science n'est-elle pas la découverte des miracles de Dieu? Or c'est depuis Vatican II que votre Eglise (Pourquoi, Dieu, mets-je une majuscule pour l'organisation qui vous concerne?… Il est vrai que l'on en met bien une à la Maffia ou à la Cosa Nostra). Votre cause ne m'intéresse plus. Au contraire je veux la combattre car c'est elle qui a trahi, c'est elle qui a forcé un malheureux et bien intentionné jésuite à parjurer. Vous reniez les Saints et les miracles. Ils sont pourtant l'œuvre de Dieu. Vous reniez donc Dieu.
Après de nombreuses années d'égarement j'ai trouvé refuge dans la confrérie de Saint Pie X, ceux-là même que vous appelez les Intégristes. Ils sont, à mon sens, la tradition et suivent la parole de Notre Seigneur. Vous êtes rentrés dans le monde de la compromission et des arrangements. Vous confondez Dieu et César. Vous négociez et manœuvrez quitte à abandonner ce qui faisait votre identité.
Vous êtres pleutres et feutrés. Vos prêtres rougissent quand on leur parle de l'Enfer. Du purgatoire, il n'est plus question. Quant à la « Résurrection Des Corps » et le « Second Avènement » ainsi que le « Jugement Dernier », ce n'est plus qu'un vague souvenir. Ils le mentionnent seulement dans leurs cours de l'histoire de l'art, quand il faut commenter les linteaux des cathédrales. Jésus a dit : « Je hais les tièdes. ». Je pense que vous devriez vous sentir concernés par cette sentence.
Or le Second Avènement je l'ai dans les mains! J'ai un morceau du Saint Suaire. Sur le tissu, le sang du Christ, car vous savez aussi bien que moi que c'est le sang du Christ, celui que vous êtes supposés donner lors de la communion.
Mais non ! Vous ne parlez que de symbole !... Le symbole n'en est pas un. Le sang du Christ existe. Notre Seigneur savait qu'il reviendrait grâce à Son Sang, il savait que le sang donne la vie. Nous avons son sang et nous aurons son corps : J'ai pu isoler son A.D.N!
Le Second Avènement se prépare. Les prophètes l'ont dit. Déjà, tout autour de nous, sont les signes avant-coureurs. Ce n'est que tremblements de terre, typhons, catastrophes naturelles, accidents de trains, d'avions, les maladies font rages, les pauvres sont plus pauvres, les riches sont plus riches, le SIDA punit les invertis, les églises se vident, les sectes prolifèrent et apparaissent les faux prophètes. Vous le savez et je le sais. Vous mêmes en avez produits ; que sont à nos yeux Jean XXXIII, Paul VI; Jean-Paul I, Jean-Paul II? L'avant dernier a été foudroyé par la divine colère, le second atteint de la maladie d'Alzemayer. Fils de Satan, ils retourneront à leur père.
J'ai l'A.D.N. divin. Si jamais j'avais eu un doute sur son origine, en le regardant, la certitude totale m'est tombée dessus. Jamais, au grand jamais à-t-on vu un A.D.N. si parfaitement constitué. Tout y est harmonie et équilibre.
J'ai déjà travaillé sur le clonage et avec grand succès(et contre l'avis de Rome, mais l'avis de Rome… Je me doute bien de ce qu'on voulait éviter). Une de nos jeunes fidèles, vierge évidemment, est prête à servir de mère porteuse. D'ici peu, une étoile apparaîtra de nouveau dans le ciel. Demandez à vos astronomes, une comète approche. Nous préparons le second avènement. L'heure est proche. Les chevaux de l'Apocalypse sont sellés. Les cavaliers sont prêts.
Quand le dernier jour sera venu, je doute que vous soyez à la droite du Père. Si vous nous aviez laissé publier nos résultats, je veux dire les vrais résultats, nul doute que la foi aurait connu un grand renouveau. Les temps derniers en auraient été repoussés. Mais vous avez tranché.
Malheur à celui par qui le scandale arrive.
A.D.
11:00 Publié dans Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note




Commentaires
Diabolique !
Ecrit par : fromageplus | 30/05/2005
Superbe !
Ecrit par : Pharamond | 31/05/2005
Félicitations !
As-tu lu "Genesis" de John Case ? C'est un peu en rapport.
Ecrit par : B. | 14/06/2005
Non, je ne connais pas ce livre. Ni l'auteur d'ailleurs...
Je note ça sur mes tablettes pour un futur achat. Merci du renseignement... et de l'appréciation.
Ecrit par : zorglub | 15/06/2005
Très bien. Le Saint Suaire est authentique, c'est tout ce qui importe. Votre texte est quasiment une nouvelle . Il m'a beaucoup plu...
Ecrit par : CCRIDER | 07/01/2006
Court extrait de ce texte repris ici avec lien vers l'original :
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=177585
Plusieurs textes et emissions en MP3 sur le Saint-Suaire et la Tunique d'Argenteuil, exactement dans le meme sensibilite que cette nouvelle :
http://www.radio-silence.org/menuchro.html#jbu
Ecrit par : rc | 26/02/2006
Je lis seulement aujourdh'ui votre nouvelle sur le Saint Suaire;
Superbe réflexion sur les ombres de l'Eglise et surtout de se plus hauts dignitaires...Je n'aime pas les labyrinthes de leur comportement actuel,les a peuèprés--la fausse Foi, si je puis le dire..
Trop d'os ,de superflu dans les célébrations...où est la rébellion et la douceur de l'Evangile????Ne pas trop en dire pour ne pa ébranler l'édifice....Mais qui détient la vérité??Personne ou quelques privilégiés s'en approchent, scientifiques ou autres...
Excusez-moi, je ne réponds pa si longuement en politique..ce n'est pas ma tasse de thé.
A bientôt
hélène
Ecrit par : hélène | 08/11/2007
Je découvre tard ce petit bijou... Mais mieux vaut tard que jamais! Bravo. Ceci est une nouvelle et pourrait faire un véritable roman.
Ecrit par : CCRIDER | 07/12/2007
Bravo !
Une nouvelle admirable parmi de nombreuses d'autres.
Avez-vous déjà publié en "vrai" ?
Ecrit par : Jack Minier | 15/01/2008
Merci de l'appreciation, ça fait plaisir.
Non, je n'ai jamais publié "en vrai". D'abord je ne fais que des nouvelles et le genre est plutôt délaissé en France. Très rares sont les publications de nouvelles. Malheureusement, et contrairement à ce qui se passe au US, les magazines ne publient pas de nouvelles. Je trouve cela dommage.
J'ai bien essayé une fois ou deux le roman, mais j'ai des difficultés avec ce style d'écriture. Si je me lançais dans le roman, j'aimerais le faire " à quatre mains", c'est à dire en collaboration avec qqn.
Avis aux amateurs.
Ecrit par : xyzorglub | 17/01/2008
Excellent. Très bien écrit. Cela dit, traiter 4 papes de "fils de Satan" est quand même un peu fort... mais comme il l'a été dit, l'important c'est que le Saint Suaire soit authentique.
Je viens de lire le 3ème Secret de Steve Berry. Depuis Dan Brown, les aventures des papes au Vatican ont un succès fou: ils se suicident, engrossent des bonnes soeurs... ce coup là carrément on clone Jésus!
Il faudrait essayer de voir ce que ça donne du côté du Coran ou du Talmud, ça changerait un peu, vous ne croyez pas? mais il y a peut-être plus de risques, au moins avec les cathos, on peut y aller.
Mais c'est bien écrit: jusqu'à "fils de Satan", j'y ai vraiment cru.
Ecrit par : didier | 30/01/2008
Ce n'est pas une pirouette de ma part, mais le seul truc qui ait une once de véracité dans cette fiction est justement la manière dont certains groupes dits traditionnalistes traitent l'eglise et surtout le pape.
C'est peut-être un peu fort de traiter les papes de 'fils de satan", mais ça, je ne l'ai pas inventé : les hasards de la vie font qu'à un moment j'ai rencontré des gens qui avaient été élevés dans les milieux des intégristes catholiques, obédiance monseigneur lefebvre, et j'ai entendu des choses pour le moins surprenantes. J'ai personnellement lu un article déclarant que Paul VI était possédé du démon.
J'ai aussi rencontré des gens qui s'étaient échappés de chez les mormons. Ce n'était pas triste non plus - comme quoi, il n'y a pas que les catholiques.
Personnellement, j'ai toujours été attiré par le fait religieux. Je me classifierais comme "pratiquant non croyant", catégorie par moi inaugurée! Quand il me prend l'envie d'écrire un petit quelque chose, je le fais sur ce que je connais. Elevé comme catholique, je parle donc des catholiques. Il ne faut pas y voir une attaque particulière contre ce "mouvement".
ayant passé 20 ans en asie je connais un peu aussi le bouddhisme et le shitoisme - j'y fais parfois allusion car ces pensées m'ont fortement influencé.
J'aimerais bien écrire une chose ou deux sur le judaisme, et / ou l'islam, mais je n'y connais rien ou du moins pas assez pour faire qqch de serieux.
Pourtant votre remarque sur l'islam m'a fait pensé à une possibilité assez science-fictionnesque : On pourrait imaginer que des scientifique examine la pierre noire de la mecque et qu'ils découvrent que c'est un astéroide - ce qui est fort probable, dailleurs - et on pourrait imaginer qu'il contient des métaux ou élément n'existant nulle part ailleurs, allant contre la table de mendeleiev, ce qui pourrait accrediter qu'elle vient d'un autre monde ou d'un univers parallele.
Voilà une petite idée sur laquelle on pourrait s'amuser!
Si ça vous intéresse de faire une nouvelle à quatre mains...
Ecrit par : xyzorglub | 01/02/2008
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