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12/07/2005

Ce soir 5

Je suis pour l’égalité des sexes! Absolument! Ce fut direct et sans ambages : Elle adorait ma conversation. Elle avait une bouteille de champagne dans le frigo de sa chambre, courtoisie de la direction, est-ce que je voulais la partager avec elle?
Yes!

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Je suis maintenant dans la place. Je devrais dire : je suis dans le piège!
Cette fois, il n'y a pas de doute, c'est moi le gibier.

L'appât avait magnifiquement marché. Je croyais que j'étais sur mon terrain : je n'y étais pas, je n'y étais plus... et le gibier était bien trop gros pour moi.

Tout me changeait de mes habitudes. Elle était grande, blonde, sûre d'elle : le contraire de ce que je connaissais. Même si je professe haut et fort que les blondes ne m'attirent pas, elles n'en restent pas moi le symbole sexuel par excellence. Cette idée est tapie en moi, repoussée au fond de mon cerveau, dans les couches les plus basses de mon inconscient.

Je le sais et je l'ai toujours su : si je me suis jeté sur les brunes comme un inspecteur des impôts sur un petit commerçant, c'est parce que j'avais peur des blondes... de ce qui est considéré comme le " nec plus ultra " . Pré-pubertaire, je le savais déjà : ce n'était pas pour moi... je n'en étais pas digne.

En plus elle est avocate! Et avocate d'affaires, s'il vous plaît! : La profession " top " , celle des grands dévoreurs et des très haut niveaux de vie. Elle avait le pouvoir, l'argent... Et moi je ne frayais qu'avec du petit gibier, de la brune douce, soumise, de la secrétaire, de l'assistante, du prof même! ... Mais jamais plus haut.

Ma conversation lui avait plu. Mais la sienne m'avait captivé. Dans tous les sens du terme. Au début elle avait laissé traîner la ligne : elle était perdu dans ce monde qu'elle ignorait. Moi je connaissais! Et puis, insensiblement, elle était passé à ses problèmes au Japon dans le monde du travail. Le monde du travail, les us et coutumes d'ici, je les possède, mais le monde de son travail, à elle, m'était, lui, complètement inconnu.

J'étais intéressé, elle a ferré, j'étais pris.

Elle passait aux commandes et me dévoilait un univers entièrement nouveau : les affaires, le " big business" , les enjeux internationaux. A mon tour de subir le prestige...

Aussi quand elle m'avait proposé la bouteille de champ _ du Dom Pérignom, avait-elle précisé, j'avais plus accepté par désir de faire cesser un pression qui allait sur moi grandissante que par l'attrait d'une nuit de volupté ( Vulgairement parlant, tirer un coup).

Je suis maintenant coincé et seul avec elle dans l'ascenseur. Je n'en mène pas large, surtout que je surplombe la gorge de ses deux seins agressifs... Et la musak qui nous sirupe dessus... et ses yeux bleus qui se lèvent sur les miens...

Rien! Je ne fais rien! Je veux tout simplement ne pas être là. Heureusement au sixième étage une vieille japonaise en kimono et cheveux frisés serrés monte dans la cage. .. Je suis soulagé. Je ne me sens plus la volonté de vouloir tenter quelque chose, ce qui serait " trop tôt " mais raisonnablement " trop tôt " pour être pris comme un hommage et mollement repoussé, de manière à permettre quand même un léger attouchement.

L ' ascenseur, dit " rapide " me libère au 11ème étage, et si vite! Nous sommes devant la porte 1106, elle l'ouvre, se glisse, entre. Je suis. Elle fait quelques pas, se retourne et attend.

Bon! il faut y aller. Je me penche, moins que d'habitude car elle est vraiment grande : Je l'embrasse... enfin je lui roule un mauvais patin.

Je suis soudain pétrifié de ne pas être pétrifié ... en bas : je ne bande pas ou du moins je bande mou. Je me déplace un peu sur la gauche pour qu'elle ne sente pas mon manque d'enthousiasme.

Elle a le sens des situations délicates et me dit dans un sourire :
« I thought we came here for a drink. »
Sûr que je suis venu ici pour un verre! Alors nous allons boire un verre. En fait au moins trois pour éviter les dégâts.

L'alcool me réchauffe doucement le sang, les inhibitions y fondent, et comme elle est assise devant moi ( pas près de moi, ça change beaucoup!), les jambes croisées très hautes, cuisses sculptées et V du corsage très plongeant, je me sens enfin prêt à assumer mon rôle de mâle conquérant dans la comédie que nous nous jouons.

C'est debout que je commence à la déshabiller. Et c'est là que je commets l'erreur : Je lui retire tout d'abord son soutien-gorge. Deux gros globes descendent d'un étage. Ça, ça n'arrive jamais avec une Japonaise : La poitrine est toujours ciselée, ferme, petite, et surtout, surtout, fixe!

" Mon Dieu ! Qu'est-ce que je vais faire avec tout ça? " La taille m'impressionne. C'est ce qu'on doit appeler des " D cup " . Et moi qui ne connaît, au mieux, que les tailles B! ... Et puis normalement, ils devraient être plus hauts.

Je cache mon trouble et la laisse me laisser la coucher sur le lit. En position horizontale, ses appâts reprennent la place qu'ils avaient il y a 20 ans. Je les prends en main, je m'habitue. Oui, vraiment, je suis dérouté! Ma virilité, heureusement, n'écoute pas ma tête et reste érecte.

Las! Ses seins sont blancs, blanc de blanc, albâtres. L'auréole est large et ...rose! rose!... La virilité boude : Où est la peau mâte, chaude? Où sont les tétins bruns, resserrés et pointus? Rose pâle et blanc laiteux, nulle doute, c'est une vraie blonde! Pas besoin d'aller vérifier plus bas.

« Vas-y quand même, me chuchote mon cerveau. »

(A suivre....)

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