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18/07/2005
Nouvelle : Ce soir 6
« Vas-y quand même, me chuchote mon cerveau. »
(Suite--->)
J'obtempère : Elle est châtain, châtain clair! Mais frisée, frisée comme une salade, frisée comme moi. Surprise : J'ai à mon actif un grand nombre de triangles gardiens du temple à poils noirs, durs, rêches, droits et raides.
Raide je le suis moins! Oui, c'est vrai, je le savais, je savais que c'était comme ça... mais j'avais oublié! D'autant que je suis comme ça. Mais ce genre de décors n'agrémente pas mes rêves. Vrai que je ne me fais pas bander moi-même! (Quoique certains soirs de solitude... ou alors d'obsession sur " la secrétaire "... Non! Ne pas penser à " la secrétaire "... Non! Ne pas penser à " la secrétaire "... Non! Ne pas penser à " la secrétaire "... Non!)
Ma partenaire sent que ma volonté fléchit, et pas que ma volonté d'ailleurs. Elle prend donc les choses en main, si je puis dire... Et les choses, oui, vont beaucoup mieux. Je me détends et je me tends. Puis tout à coup vient la question :
« May I take your penis in my mouth? »
Je n'ai pas le temps de répondre, de lui dire que oui, elle à l'autorisation (ah! ces juristes!) de prendre mon pénis dans sa bouche que je sens le doux contact de ses muqueuses m'entourer.
Elle me besogne. Mon enthousiasme se fait un peu dur d'oreille, mais, enfin, répond à l'appel. Etendu sur le dos, je la laisse faire. Tout va bien! Si ce n'est que la contemplation du plafond n'est peut-être pas la vision la plus érotique qui soit, mais il faut être honnête, la contemplation de son corps de grande Gaijin blanche et blonde n'est pas vraiment ce qui m'excite le plus! Et me laissant aller au plaisir fourni par l ' "avocate " , je me remets à penser à " la secrétaire "...
Quoi! Elle se redresse! Me fait face! Les gâteries doivent être terminées...
Dommage!
Elle a un grand sourire embarrassé, elle va dire quelque chose. Elle le dit :
<< May I watch your penis?>> (Est-ce que je peux regarder ton pénis)
- Euh... oui, bien sûr!
Je suis sur le point de lui demander pourquoi, mais je juge la question stupide. Après tout j'ai un pénis magnifique. J'en suis fier. Il ne m'a jamais trahi... jusqu'ici. Je lui fais donc un large sourire entendu.
Alors elle s'explique :
« C'est la première fois que je vois un pénis non circoncis. »
Grandeur et décadence : La nuit sera longue....
* * * * *
Les Anglo-saxons parlent de « climax » et d’ « anticlimax ». Je traduirais ça par « douche froide », et même, pour être très, horriblement et crûment précis, j’appellerais et j’appelle ça : une « débandade ».
Vous imaginez la fierté du mec à qui on dit : « Est-ce que je peux regarder ton pénis? ». En fait, tout cela avait été dit en américain. Elle n’avait pas dit : « may I look at your penis », mais « may I watch your penis ? ». « Watcher » quelque chose, ça monte quand même beaucoup plus d’attention que « looker à » quelque chose. De toute manière, c’est comme ça que je voulais le comprendre. En fait, pour mon ego à moi, avait carrément compris: puis-je « admirer » ton pénis?
Voilà de ce qu’il en fut de mon voyage " chez les miens ". La nuit fut longue, en effet. Mon ardeur en avait pris un coup tout comme mon “hardeur”, du mot anglais “hard” (dur). Bref, le tout fut long à venir. La gente dame s’en trouva fort aise, mais le coeur n’y était pas, si le cul lui, y était.
On a toujours le besoin d’appartenir à quelque chose, et là, je venais de m’apercevoir que je n’appartenais pas au milieu “ Gaijin ”. Mais une couleur de peau, des racines communes, lointaines mais communes, ne font pas que l’on est d’un milieu. Après tout, dans les Gaijin, j’étais la minorité dans la minorité, le Français dans un monde principalement Anglo-Saxon, et ça je ne l’étais pas non plus, même si je le connaissais parfaitement. On peut connaître parfaitement l’Islam, mais être né catholique, devenu athée, au pire _ ça dépend des points de vue _ être agnostique, toute cette connaissance ne fera jamais que l’on sera un vrai musulman, agira et pensera comme un musulman. Le voyage, celui qui forme la jeunesse, déforme la vie d’adulte. Par définition la distance nous sépare de tout et nous ne pouvons pas appartenir”, faire partie d’un groupe, d’une entité, être un parmi les autres...
Mon cas me paraissait désespéré. La France était trop loin, pas tant dans la distance _ 15 heures d’avion à tout casser _ mais loin dans le temps. Celle que je connaissais n'était plus celle de mes 20 ans! Là aussi je me sentirai étranger, et quoi de pire que de se sentir étranger dans son propre pays! ....
Non! Tant qu’à faire, il valait mieux rester ce que j’étais : un Gaijin parmi les Japonais. Là, je connaissais ma position, ne me faisais plus d’illusions et je serai accepté en tant que ce que je suis. Léopold Senghor avait parlé de “Négritude”. Il faudra bien, un jour, parlé de : "Gaïjinité”. Mais sommes-nous assez important en nombre et en rôle pour imposer ce nom, rien que ce nom. Je ne le crois pas!
Je reviendrai donc à mon monde de blancs parmi les Nippons. La topographie m’en est connue. Je ne connaîtrais pas l’ « amour » encore moins le « love ». Bah! le « ai » m’irait bien assez. Trois noms différents pour trois sentiments différents, quoiqu’en disent les dictionnaires.
Alors l’image de ma “secrétaire” me revient. C’est avec elle qu’il faut que j’aille! Le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas. Pour le coeur, c’est une autre histoire et je laisserai tout cela tranquillement de côté. Il y a certains choix qu’il faut faire dans la vie.
J’en reviens donc au début de mon histoire : cette nuit serait “la nuit”.
L’O.L., l’Office Lady, serait ma Lady.
(A suivre)
20:10 Publié dans Japon, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
l'appartenance au groupe...
se faire accepteter et accepter l'acceptation.
Tout un programme...
Ecrit par : la konchita | 19/07/2005
15 heures d'avion ??? faut voler ANA.. pas Aeroflot.
Ecrit par : Miss P | 30/08/2005
Ben si! justement sur aeroflot, du moins dans les denières années. De mémoire, hein!
A peu près 10 heures tokyo moscou
1 heure pour le transfert
4 environ pour moscou paris.
Enfin tout ça c'est de mémoire. Vers la fin, en direct, on allait vers douze heures ana ou air france
au début dans les années 70-80 : c'était paris- anchorage (magnigique, soit dit en passant) stop over, anchorage seoul, stop over, et enfin seoul tokyo.
En gros 23 heures!
Il y avait aussi la voie "sud" quand on était vraiment fauché : Tokyo - manille - bangkok - karashi - barhein - frankfort - Paris = 36 heures.
Je l'ai fait plusieurs fois, cette route, et une fois je ferai un note sur un voyage PIA Pakistan Air Ligne / Perhaps I Arrive, où j'ai passé *quatre* jour avec arrêt forcé à islamabad et karachi. !!!! deux jours entre ces villes parce qu'on avait oublié un avion!
Ecrit par : zorglub | 30/08/2005
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