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17/09/2005
Nouvelle : Attirances 3
Comment se fait-il que je savais qu'elle avait un grand de beauté sur son profil droit. Je l'ai su avant de le voir. Je l'ai su...
***
-----> suite
Mais quand Tristan bu son philtre avec Iseult, ils étaient seuls.
Ils n'avaient pas bu le puissant liquide ensemble, et maintenant, cet homme et cette femme, ils étaient seuls, au milieu d'une assemblée. Chacun à une extrémité de la pièce de réunion. Pour gagner la sortie, ils ont réussi à se retrouver cote à cote dans l'escalier. Celui-ci était étroit. Leurs manches se sont touchées et leur bras sentirent une brûlure sous l'étoffe.
Ils sortirent du bâtiment : Dehors était Tokyo!
Ils ont échangé quelques mots de politesse. Est-ce qu'elle se joindrait au groupe pour prendre une tasse de café. Ici, ils appelaient cela, le « meeting après le meeting ». Oui, bien sûr, avec plaisir! Cela ne se faisait pas aux USA.
Le « Coffee Shop » où ils avaient l'habitude de se rendre était dans une petite rue de l'autre côté de l'avenue...
Au début du passage clouté, il avait réussi à mentionner son ex-femme, et elle dit quelque chose au sujet de son ex-mari qui venait de se remarier.
Ils prirent leur café. Avec les autres. Mais doucement, ils se sont extraits du groupe. Ils parlèrent beaucoup, de tout et de rien, mais surtout de tout.
Le « Coffee Shop » allait fermer. Ils allèrent donc, seuls, dans un autre, puis encore en autre, plus tard. Ils suivaient les heures de fermeture des différents quartiers. Finalement il fut temps de partir, de se quitter. Des cartes de visite furent échangées. Doucement leur mains en profitèrent pour se toucher, pas pour s'effleurer. La brûlure revint. Leurs derniers sourires avaient des regrets...
Elle devait partir, elle avait un vol le lendemain : le travail!
IL fallait qu'il reste : le travail!
Il avait un fax à la maison. Si elle... Elle n'en avait pas, mais elle allait en acheter un. Elle en avait besoin pour le travail, vu le décalage horaire. Dès qu'elle serait arrivée elle ferait cet achat et lui donnerait son numéro.
Quelque chose en eux se déchira quand ils eurent à prendre deux taxis différents. La nuit se mourrait et c'était la pleine Lune de Mai.
* * *
Le lundi matin – c'était d'ailleurs le même jour, il se alla au travail comme un boeuf va à l'abattoir. C'était vraiment un lundi, mais ce lundi semblait encore plus être un lundi que tous les autres.
Au plein milieu de la journée, tout à coup, son coeur se contracta, violemment, longuement. La douleur était dans son côté gauche, oppressante : il jeta un coup d'oeil à sa montre. Il était 15.00 : son avion décollait pour Los Angeles.
La nuit qui suivit fut pleine de rêves, tout comme on dit de quelqu'un qu'il est « plein ».
Il la voyait et elle était attachée ou enchaînée. Il la regardait de loin, et elle s'éloignait. S'éloignait de lui. Le rêve semblait avoir multiplié la douleur qui était apparue quand il avait laissé le taxi l'avaler.
Il s'est réveillé, en sueurs, avec un goût de gueule de bois dans la bouche et l'image confuse d'un sein ensanglanté lui flottait dans la tête. Pour la première fois depuis des années, quatre pour être exact, il eut vraiment envie de boire. Seul un verre pouvait soulager cette somme de détresse et d'anxiété.
Il savait cela d'expérience.
Mais il savait aussi, par expérience, qu'il ne pouvait prendre un verre, en tout cas surtout pas « un » verre.
Il avait passé toutes ces années à aller à des « meetings », très souvent des meetings ou ils n'avait pas envie d'aller mais où il était allé de toute manière : ces meetings payaient leurs dividendes maintenant. L'alcool tuerait la douleur, mais le tuerait lui aussi, plus tard. Il ne serait pas capable de revenir, il ne serait pas capable de s'arrêter à nouveau.
Ça, il le savait : il avait vu trop de membres de A.A. qui croyaient être guéris après X années de sobriété. Et il avait pris leur premier verre. Le verre, ou plutôt la bouteille les avait repris plus tard. Peut-être pas sur le moment même, mais elle l'avait fait. Elle le faisait toujours.
« C'est une maladie patiente, rusée et déroutante » comme le disait le « Big Book » des Alcooliques Anonymes. Très peu de ceux qui était sortis « à l'extérieur » étaient revenus. Ils avaient alors entendu des histoires épouvantables. Des autres, ils n'avait plus jamais entendu parler, ni lui, ni les autres. Ils étaient « partis... »
Il ne prit pas ce verre.
Mais quelque chose était en train de lui arriver.
Jamais, oh grand jamais, même quand il avait perdu sa femme pour ce « connard », même quand il avait divorcé, et surtout quand il avait eu cette magnifique promotion (Une grande joie, un sentiment de victoire et d'exultation peuvent être beaucoup plus dangereux que le plus profond des chagrin : Arrosons ça!). Jamais, non jamais, il n'avait eu ce besoin de boire.
Oui, quelque chose de très bizarre était résolument en train de lui arriver.
D'une manière ou d'une autre il était connecté à cette femme. Au plus profond de lui même il le savait, mais sa raison ne pouvait l'accepter. C'était tout juste une chouette fille qu'il avait rencontré dimanche soir. Elle était mignonne, mais...
Mais... mais.... De toute manière ce matin, il était très content d'aller au travail, ce maitn, contrairement à la veille. Ce n'était pas bon pour lui de rester seul : Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie.
Il s'est jeté dans le travail et même ses collaborateurs japonais trouvaient qu'il en faisait « un peu » trop, ce qui, veut dire, en réalité qu'il en faisait beaucoup trop. (Le mot « un peu » a des connotations assez inhabituelles en langue nippone).
Après le boulot, selon la tradition japonaise il était sorti avec son « staff », son équipe, dans un « Nomyia – traduction littérale : endroit à boire » une espèce de taverne au décors Nippon où on peut manger une foultitude de petits plats et où la cuite est de rigueur. L'équipe avait besoin de relâcher la pression de la journée!..
Il ne but que du thé glacé pendant qu'il mangeait. Cela faisait longtemps que le personnel le laissait tranquille avec cette drôle de manie qu'il avait de ne pas boire d'alcool. Après tout, c'était un Gaïjin, et les Gaïjin sont des gens bizarres, tout le monde sait cela.
En fait la soirée fut assez agréable, contre toute attente, et il ne pensa presque pas à « elle » ou presque...
Quand il revint chez lui, il était si fatigué qu'il était prêt à s'écraser sur son « futon » (matelas posé à même le tatamis. Les lits n'existent pas au Japon). Mais tout à coup, quand il mit la lumière, il vit une longue bande de papier qui sortait de son fax.
C'était long et c'était écrit à la main.
Un fax d'ELLE?
Religieusement il coupa le ruban de papier. C'était en effet très long et il s'étalait jusque sur le tatamis. Il se mit à quatre pattes et commença à le lire, le coeur battant.
Joanna THIBEDEAU
310.***.****
Nuit de Lundi
(Cette journée va-t-elle enfin finir?)
... et oui, avec la ligne de changement de date, je suis partie lundi après-midi de Tokyo et je suis arrivée lundi matin à L.A.
Cher Stéphane,
Je t'avais dit que j'achèterai un fax quand j'arriverai à Los Angeles, et “Voilà!” C'est son baptême. J'espère que tu vas recevoir ceci. J'ai lu avec grand soin toutes les insturctions.
C'est toujours une très long vol pour le retour, mais j'ai réussi à rester éveillée tout le long. Il me faut encore rester en état de fontionner encore une heure ou deux et je serai alors de retour sur l'horaire normal d'un être humain de Los Angeles. Il est à peu près midi à Tokyo maintenant, mais c'est mardi. J'ai l'impression de marcher sur mes yeux, mais cela passera. Mais je n'ai pas à me plaindre par rapport aux gens qui devaient débarquer à Dallas ou Atlanta, ou Chicago, ou “Dieu sait où”. Certains d'entre eux viennent probablement tout juste de rentrer.
J'ai déjà repris une vie très “glamour” dans Cinémaville : Défaire mes paquets, faire la lessive, aller à la poste pour récupérer au moins un seau de courrier. Et puis, je suis allée au supermaché. Je me suis sentie comme dans une cathédrale. J'ai poussé mon chariot tout le long des allées, en montant et en descendant, mais j'étais plus fatiguée qu'affamée et j'ai juste fini par acheter un carton de jus d'orange. Pourtant l'étendue des possibilités était délicieuse comparée à Tolyo. Demain je devrais vraiment aller faire des courses car mon frère Myckey et sa fiancée arrivent et il n'y a rien à manger ici. Les placards sont vides. Mais je n'ai même pas la force de penser à ça maintenant.
Je ne sais pas comment décrire ce que c'est que d'être là. Il y a tellement d'anglais que j'ai l'impression d'étouffer après un mois passé au Japon – oui, vraiment domage que je ne t'aie rencontré que le dernier jour --
C'était un de ces jours extroridinairement ensoleillés comme on n'en a eu peu cet été. Les lignes des ombres étaient très distinctes sur la chaussée et les couleurs avaient toute l'air d'être plus délavées et pastel qu'à l'ordinaire. Quand je suis monté dans la voiture que j'avais laissée sur le parking de la Poste, le volant m'a presque brûlé les mains.
Merci d'avoir passé tant de temps avoir moi dimanche soir. C'était absolument délicieux de t'avoir rencontré.
J'avais peur que tu me trouve ennuyeuse. Je me disais : “ce gars est trop poli pour me le dire et il reste juste pour ne pas me faire plaisir, je suis la pauvre fille solitaire qui doit partir le lendemain... Il est fatigué, je le vois bien, mais il est timide et c'est pour ça qu'il ne me dira rien qui puisse me blesser.”
J'ai essayé de me relaxer parce que tu avais l'air un peu tendu. Mais tu sais ce que c'est. “On pense: il faut que je me relaxe, il faut que je me relaxe”et plus on se le dit, plus on se retrouve tendu... Alors vraiment, je suis désolée, mais laisse-moi t'assurer que j'ai passé une excellente soirée – nuit – avec toi. En fait cela fait bien longtemps que que j'ai pas autant apprécié la présence de quelqu'un.
Comment s'est passé ce lundi pour toi. Est-ce que tu as été capable d'aller au travail après si peu de sommeil. Je me suis senti assez coupable de te renvoyer dans ton monde comme un zombie, mais j'imagine que tu as survécu. Comment cela s'est-il passé avec monsieur le Bijoutier et ses essais de vente aux companies japonaises (Shiseido- je crois). Tout a été O.K? J'ai pensé à la manière dont tu manoeuvrais ta journée pendant que j'étais sur mon vol de retour à L.A.
Tu vas me manquer Stéphane.
J'aimerais être là, juste maintenant.
Joanna
PS : J'écoute maintenant le Requiem de Mozat. Lux Aeterna. C'est presque la fin.
IL avait un fax, il avait un fax d'elle.
Enfin quelque chose lui arrivait! Il avait tant attendu si longtemps pour un événement comme cela! Et c'était mieux que dans le plus fou de tous ses rêves. Il y avait quelque chose de très spécial là. La raison lui avait dit qu'il ne pouvait pas être amoureux (tomber-?- amoureux). Au temps pour la raison! ... Et aurait-il pu le savoir? Il n'avait jamais été amoureux. Il n'aurait pas su reconnaître le sentiment.
Ça ne pouvait pas être sexuel non plus : il était à Tokyo et elle était à Los Angeles.
C'était, en fait, une très bonne chose. Cela donnait un air de pureté à toute l'histoire.
Il avait l'impression que quelqu'un jouait au puching ball à l'intérieur de son coeur. Il marchait dans son appartement, tournait en rond, sautillait presque, changeait ceci ou cela de place. Il mit même de l'ordre sur son bureau!
Il était en train de ranger son bureau?! Les miracles arrivent donc!
Cela faisait trois semaines qu'il s'était promis de le faire.
Oh! Et puis merde avec le bureau! Et il remis ou plutôt ré-empila dans des cartons tous les papiers qu'il avait commencé à ranger. « ... plus tard... Plus tard ...»
Et il s'assit, se remit debout, se ré-assit, se coucha sur les tatamis, puis finalement opta pour la position allongée sur le dos, à fixer le néon circulaire du plafonnier.
La lumière venant du plafond n'avait pas le moindre scintillement, pas la moindre chaleur : C'était clair, c'était net, purement artificiel et parfaitement japonais. Dans toutes les maison il y avait le même tube rond.
« Je déteste ce truc, se mit-il à penser ; je déteste le néon, l'omniprésent néon. Un jour je le changerais... plus tard... plus tard... » Pour l'instant il s'agit de le regarder, de le fixer, de ne pas le quitter du regard, sans même un clignement, sans même un vacillement. C'est supposé être calmant. Okay, okay, on se calme, on se calme.... on seeee caaaaaaaaaalmmmmmeeeeeeeeeee!...
Il est très important de prendre une décision maintenant. «Pense, réfléchis, pense » disent les A.A. Ne prends jamais une décision sur une impulsion ou sous le coup d'un choc émotionnel.
Ils ont raison, absolument raison, pas de décision maintenant. Non, il fut se relaxer, se relaxer, se relaxer...relax.."
Et il a essayé... Pendant deux longues minutes... et puis...
- «Moo ya!» «Merde» et «what the fuck!» Il se dirigea vers son ordi et pressa le bouton «on».
L'écran vint à la vie. Il observa le programme se charger, toujours avec la même lenteur, tout en se disant « on ne calme, on se calme, on se calme...»
READY!
Ses doigts coururent sur le clavier. Litz n'aurait pas fait mieux.
F : file
O : open
Shoganai! Comme on dit par ici (en gros, « tant pis, à la grâce de dieu, on ne peut rien y faire, ou plutôt un joyeux mélange de ces trois expressions)
STEPHANE BRUMAN
03-****-****
mardi soir
Chère Joanna,
Revenir à la maison et trouver quelque chose à laquelle on ne s'attend pas, est une des plus douce chose qui soir. J'ai été absolument ravi quand j'ai trouvé ton fax.
Juste avant j'étais en train de me dire « peut-être que j'aurais un fax de Joana », mais j'avais repoussé l'idée. « Ce serait bien, mais ce serait impossible. Comment pourrait-elle avoir eu le temps d'acheter un fax, de l'installer et d'écrire? Après tout, elle n'est partie qu'hier!
Et tout à coup, je l'ai vu : un fax de toi! Rien n'aurait pu me faire plus plaisir.
Ce ruban de papier était juste comme une petite partie de toi à côté de moi. Une petite partie, mais plus qu'une petite partie : une pensée!
Depuis que je t'ai quittée, la vie a été un tantinet chaotique et c'est peut-être ce dont j'avais le plus besoin. Mais malgré cela j'ai pensé à toi quand j'étais dans le taxi, chez moi, entre deux coups de fil, j'ai pensé à toi quand je suis allé à la Banque, j'ai pensé à toi quand je suis entré dans les bureaux et j'ai pensé à toi quand j'ai demandé à l'O.L (Office Lady, en japonais) de ma passer les dossiers qu'ils étaient supposé avoir classifié pendant le week-end...
Quand elle m'a répondu que je ne lui avais jamais demandé cela, mais , qu'au contraire, c'est moi qui lui avais dit que je lui donnerais tous les dossiers et que je les classerais pendant le week-end, vu qu'il ne pouvait y avoir que moi pour réussir ce tour de force – classer mes papiers - . Là! Pour être honnête, je n'ai pas pensé à toi. J'ai pensé à la réponse que j'allais lui donner dans les deux secondes suivantes.
Le reste de la journée s'est assez bien passé. Au dîner j'ai dû retrouver le Bijoutier et sa compagne. Tous les deux étaient des amis à moi il y plus de 20 ans!
On s'est bien amusé en parlant du bon vieux temps. En fait, elle, est une ex-junkie, mais elle a arrêté. Je l'ai deviné rien qu'en regardant son visage et la manière qu'elle avait de ne pas fixer les petites cuillères dans les restaurants. Alors toutes les angoisses que j'avais sur les possibilités qu'il y avait qu'elle me fasse chanter sur mon passé se sont brusquement envolées. Elle ne m'aurait pas soutiré de l'argent, ni de la drogue – je suis complètement en dehors des réseaux – mais ils auraient pu me forcer à les aider dans leurs démarches commerciales d'une manière que je n'apprécie pas beaucoup... et que je n'aurais pas pu refuser.
Aujourd'hui a été assez difficile, donc dieu merci, j'ai été très occupé et ne pouvais passer mon temps à penser à toi, à me rendre malheureux, juste pour le plaisir d'être malheureux.
Maintenant je « suis » avec toi et je peux passer un peu de mon temps en ta compagnie. Je m'en sens plus que bien : heureux, c'est le mot, je me sens heureux. C'est un sentiment si rare, si raffiné, si unique, ce sentiment que tout va bien que toutes les choses sont où elles devraient être. Il y a quelque chose d'a-naturel à ce sujet : on a l'impression que tout a été planifié.
Il y a quatre ans, tu ne m'aurais pas parlé. Il y a dix ans peut-être, mais le « lendemain » je ne me serais souvenu de rien, et si par hasard un souvenir quelconque m'était resté, je crois que j'en aurais été honteux. Il y a de grandes chances pour qu'il en ait été de même pour toi. Mais toi, tu l'aurais joué « cool », tu aurais prétendu que rien de mal de s'était passé, tu aurais dit « bye bye » et très certainement, à partir de ce moment nous nous serions évité l'un l'autre, oppressé par un souvenir difficile... sauf si on avait eu une bouteille à partager.
Mais maintenant je me souviens. Et je suis très content de me souvenir. J'ai l'image d'une charmante et brillante jeune-femme avec laquelle j'ai beaucoup en commun. J'ai même le sentiment de te connaître depuis très longtemps et je me sens très à l'aise avec toi. Dimanche soir était une de ces soirées qui font penser que vraiment la sobriété a du bon.
Joanna, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à être en ta compagnie.
Si tu étais tendue, ce n'est pas la peine de s'excuser. C'est plutôt à moi de m'excuser pour la manière dont je me suis comporté et qui t'a mise si mal à l'aise.
Tu vois, quand je suis en présence de quelqu'un envers qui je « lève les yeux » non seulement je deviens plus froid, mais je gèle... Depuis le premier jour où je t'ai vue, dans ce meeting, assise à la gauche de mon « parrain », j'ai su qu'il y avait quelque chose de très spécial à ton sujet. Tu m'as impressionné, tu m'as fasciné, tu m'as submergé, envoûté, et je ne ne peux croire que quelqu'un comme toi puisse avoir, de quelque manière que ce soir, le moindre intérêt pour moi.
Je me suis détesté dimanche soir. Une partie de moi voulait tant te prendre dans mes bras, mais l'autre partie me disait : « va-t-en, fuis! ».
Devine qui a gagné?
Tu m'as demandé si j'étais timide, et j'ai dit « oui ». Et bien, c'est ce que vous appelez, en anglais, un ''understatement''. Je suis absolument, désespérément, irrécupérablement timide quand je me trouve en face de personnes qui sont importante pour moi, qui m'impressionnent.
Alors j'espère que tu me pardonneras, et surtout ne te jette pas la pierre à toi-même.
Tu sais, j'aimerais énormément passer beaucoup de temps avec toi. Enfin... si tu es d'accord.
Tu as dit que tu serais de retour en mars. Mars me semble si loin. Je suis sûr que je pourrai trouver quelque chose de mieux. Quand on veut on peut. Et je veux!
Si tu trouve cette lettre ridicule, alors jette-la et n'en parlons plus, mais si ce n'est pas le cas,
Réponds-moi!
Ecris-moi!
Faxes-moi!
Très sincèrement, et je pèse mes mots.
Stéphane
Okay, c'était fait. Et maintenant?
Que faire?
Il posa un regard méditatif sur le long fax, son fax à elle, qui s'étendait sur le tatami.
Il le regarda.
Il le fixa.
Ses yeux étaient tellement focusé dessus qu'il ne le voyait plus. ..
alors :
P : print
Imprimante? Demanda la machine.
Fax Modem
FICHIER PRET. ENVOYER AU NUMERO?
01 310 ***.***
NAME?: Joanna Thibaudeau
PRESS THE ENTER KEY TO SEND.
Son doigt hésita une seconde puis plongea sur la touche ENTREE.
Bib bib, bib, le fax était parti.
***
-----> A suivre
12:05 Publié dans Japon, Nouvelle en cours, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
bonjour,
Avant tout, merci pour ton commentaire sur mon blog (j'y ai répondu) . Tu vois, moi aussi je laisse un commentaire sur ton blog qui n'a rien à voir avec le sujet de ta note, mais c'est pas grave (!!)
Je voulais savoir, c'est toi qui ecrit ces nouvelles ? Enfin ces lettres si j'ai bien compris ?
Désolé je débarque, c'est la prémiére fois que je viens sur ton blog ! en tout cas merci de m'avoir mis en lien !!
a bientot !
Ecrit par : Marione | 18/09/2005
Toutes les nouvelles sur ce blog sont de moi.
+ Celles qui sont dans la catégorie "nouvelles" sont finies ( elles auraient besoin d'une relecture et d'une réécriture, je sais, mais je suis un brin cossard, et surtout, j'ai du mal à choisir entre plusieurs versions possible.
+Celle qui est dans la catégorie "nouvelle en cours" comme son nom l'indique, je suis en train de l'écrire. Quand elle sera finie elle passera dans la catégorie "nouvelles".
+ Dans le cas précis de "Attirances", c'est une nouvelle que j'ai écrite autrefois en anglais et que je suis en train de retranscrire en français : on ne pense pas de la meme manière selon la langue utilisée. Elle est donc finie en anglais, mais pas en français, et je ne sais pas si elle prendra la meme forme que l'originale. Depuis son écriture, j'ai changé et le temps a fait son oeuvre.
+ Les lettres de "Stéphane" sont de moi. Pour celles de "JOanna", je te donne un indice : reporte-toi à la note : http://zorglub.hautetfort.com/archive/2005/09/02/i-m-singing-in-the-rain.html
elle te donnera une idée.
Ecrit par : Zorglub | 18/09/2005
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