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08/05/2008

Plateau du Tibet et plateau d'Albion = Même combat!

Il y a quand même un petit quelque chose qui me chiffonne sur l'histoire de « l'invasion » du T(h)ibet par la Chine, c'est qu'on omet de préciser ce qui, à mes yeux, est la principale raison.

 

Il faut dire que cette justification n'a rien d'idéologique, que cette « avance » des troupes chinoises sur le haut plateau n'avait rien à voir avec une quelconque libération ou un retour à une intégrité nationale qui, dans le cas de la Chine, ne peut être que mythique.

 

En 1950, alors que seuls les Américains et les Russes (Soviétiques, oui je sais...) ont la bombe atomique, les Chinois la désirent déjà et pas contre ceux que l'on pourrait croire... Ils savent aussi ce que l'on peut faire avec un missile : Von Braun travaillait sur un missile à étages (déjà) qui devait décorer New-York d'un joli champignon quand les alliés sont arrivés à Peenemunde.

 

Le gros avantage du Thibet est justement d'être un plateau très haut (4500 m ~) et d'être le point "chinois" le plus proche de l'équateur. Enfin bref un endroit idéal d'où lancer un missile. Il est plus facile de monter le tout par camion et de faire l'assemblage « sur place » plutôt que de concevoir un engin qui , de lui même , pourrait atteindre l'altitude de 5000, surtout avec la technologie chinoise de l'époque

 

C'est exactement le même raisonnement qu'a suivi l'Etat Major Français quand il a fallu mettre sur pied la défense « Tout Azimut » prônée par De Gaulle. On a mis le tout sur ( ou plutôt sous) le plateau d'Albion : En partant de plus haut, on peut aller plus loin!

 

Maintenant les missiles chinois étaient destinés à qui? Et pourquoi?

 

Et surtout est-ce que l'histoire se répète?

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Commentaires

pourquoi "étaient" ? "sont" n'est-il pas approprié ?

Ecrit par : Paul-Emic | 10/05/2008

Absolument! Et c'est de plus en plus d'actualité!
Je reviendrais un peu plus tard sur les relations sino-russes au sujet de la Siberie Orientale ( le fleuve Amour, vladivostok etc)

Ecrit par : xyzorglub | 11/05/2008

je sais que Vladivostok est devenu une colonie chinoise

Ecrit par : Paul-Emic | 12/05/2008

C'est beaucoup plus compliqué.
Lire absolument le livre de la spécialiste
Elisabeth Martens
"Histoire de Boudhisme tibétain"




La lecture du livre d’Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain ", permet de soulager les étagères de nombreux ouvrages de propagande tibétaine. Durant des décennies, l’Occident s’apitoyait sur le sort d’un peuple de prétendus anachorètes et de saints lamas détenteurs de l’antique sagesse qui permet de vivre dans le bonheur, la justice et la compassion. Le fils du philosophe Jean-François Revel, Matthieu Ricard, moine notoire du bouddhisme tibétain, n’hésitait pas à comparer les lamas tibétains à Saint François, le pauvre d’Assise. Quelle scandaleuse duperie !



" Accumulant biens en espèces et en genre humain, écrit Elisabeth Martens, les lamas ont pillé le Tibet pendant un millénaire. Il ne restait rien au 95% de la population composée des serfs, domestiques, moines de basse catégorie, paysans semi-nomades, vagabonds et femmes. La pression des monastères et des seigneurs était énorme sur une population exsangue, affamée, mutilée et endettée parfois sur plusieurs générations à venir. " Le peuple tibétain était taxé sur presque tout. " Quand les gens ne pouvaient pas payer, les monastères leur prêtaient de l’argent à un taux d’intérêt de 20 à 50% ", précise Edward Conze.

Au milieu du 20ème siècle, jusqu’à l’arrivée des communistes à Lhassa, le peuple tibétain était impitoyablement exploité par une caste de prélats lamaïstes avides et cruels.

" Tout bien réfléchi, et le 14ème Dalaï-lama l’a bien compris, les réformes proposées par Mao sur base du système marxiste entraient de plein pied dans l’éthique bouddhiste. Plus tard, en 1996, le Dalaï-lama l’a lui-même confirmé : " De toutes les théories économiques modernes, le système économique marxiste est fondé sur des principes moraux, tandis que le capitalisme n’est fondé que sur le gain et la rentabilité. Le marxisme est basé sur la distribution de la richesse à une base égale et sur l’utilisation équitable des moyens de production. Il est concerné par le destin des travailleurs, qui sont la majorité, aussi bien que par le destin de ceux qui sont défavorisés et dans le besoin. De plus, le marxisme se soucie des victimes exploitées par une minorité. Pour ces raisons, le système m’interpelle et il me semble juste… Je me considère moi-même comme semi-bouddhiste, semi-marxiste ". En effet, un bouddhiste " droit dans ses bottes " ne saurait échapper à l’analyse marxiste, de même d’ailleurs qu’un chrétien intègre. Le 14ème, qui avait une bonne connaissance du marxisme, est impardonnable d’avoir vendu son âme et son peuple aux USA qui, dans la logique de marché et de rentabilité, ne défendent que le gain de quelques privilégiés. Semi-bouddhiste, semi-marxiste… ne serait-il pas plus correct de dire que, dans la ligne tracée par son prédécesseur, il a choisi la voie du " ni chou ni chèvre " ? Est-ce à ce genre de compromis que mène la Voie du Milieu ? Le Bouddha sent un froid glacial lui monter le long des omoplates ; de honte et de misère, il s’en retourne tristement à son Nirvana.

D’après ce tableau, on pourrait croire que tout allait dans le sens d’un changement social acceptable et accepté unanimement par les autorités et la population tibétaines. Pourtant le cœur de Sa Sainteté restait partagé entre réformes et conservatisme. Si le Dalaï-lama signa l’accord qui le liait à la République Populaire de Chine, c’est parce qu’il n’avait pas d’autre choix : les Japonais avaient été mis hors jeu, et les anglais avaient perdu leurs colonies asiatiques. Il restait les Américains qui voyaient dans le Dalaï-lama un allié potentiel pour asseoir la Guerre Froide en Extrême-Orient, mais leurs propositions n’étaient pas suffisamment concrètes pour le 14ème Dalaï-lama. Mis sous pression par les hauts dignitaires du Bouddhisme tibétain qui voyaient leurs terres, leurs biens, leurs privilèges et leur autorité menacés par la jeune République chinoise, le 14ème se sentait dans " l’obligation morale " de trouver la meilleure solution pour protéger les privilégiés du Tibet. Sympathiser momentanément avec la République Populaire de Chine était un moyen astucieux de pousser les Etats-Unis à trouver rapidement comment satisfaire les exigences du gratin tibétain. "

Elisabeth Martens, " Histoire du Bouddhisme tibétain, la Compassion des Puissants ", L’Harmattan.



http://www.radhadesh.com/index.php?id=97

http://www.radhadesh.com/index.php?id=19...

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http://www.belgiumview.com/belgiumview/t...

Ecrit par : Rosa | 13/05/2008

là on passe carrément d'un vision idyllique et probablement fausse du boudhisme lamaïque à une version follement idyllique et complètement fausse du marxisme-maoïste.

Ecrit par : Paul-Emic | 13/05/2008

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